Critique de Ted

Note: 7,5/10

Seth Mac Farlane, papa des Griffin et de The Cleveland Show notamment, passe au cinéma, et emmène dans son sillage deux acteurs de talent : Mark Whalberg et Mila Kunis.

Ted est un ours en peluche (un Teddy Bear pour les initiés) qui, par le biais d’un vœu exaucé, se retrouve doué de la parole. Star nationale, il reste pourtant le fidèle compagnon de John, enfant rejeté et moqué par ses pairs. Les deux se jureront fidélité et deviendront inséparables. Jusqu’au jour où John voit sa vie de couple menacée par les facéties de Ted, qui l’entraîne de surcroît dangereusement sur le chemin de la fainéantise.

L’art de la drague par Ted

Bien plus qu’une simple comédie romantique teintée d’humour au vitriol, Ted est un film un peu plus profond qu’il n’y paraît, qui permet de s’interroger sur la vie de couple, l’amitié, la fidélité et les sacrifices qu’on est prêts à faire pour l’autre. Mais aussi sur l’enfance, le passage à l’âge adulte et le monde du travail.

Sous couvert de l’humour et de l’ironie, Mac Farlane semble vouloir faire passer un message sur le fonctionnement de notre société actuelle, du patron dragueur et peu respectueux, à l’employé menteur et sans scrupule, en passant par un autre patron, immoral et déjanté.

Comédie réussie et jouissive, Ted est le genre de film à donner le sourire, la bonne humeur et de l’énergie.

Le scénario écrit par Mac Farlane est solide, intelligent, et sans éviter quelques bornes de la comédie romantique, se révèle inventif et irrévérencieux.

Ted est accro à l’herbe, fêtard, un peu porté sur la bouteille et beaucoup sur les jolies filles, qu’il parvient à contenter de diverses manières. Il n’hésite pas à se montrer grossier la plupart du temps et à dire ce qu’il pense…ce qui entraînera son lot de surprises. Et pourtant, il reste un embryon de sentiment que le tout aurait pu aller un peu plus loin encore dans le délire et le trash. A l’arrivée, les bons sentiments l’emportent tout au long d’un film qui reste très drôle et prenant.

Attention, tu pourrais glisser

Seth MacFarlane se paie le luxe de réaliser et écrire son film, mais s’offre aussi le plaisir de doubler Ted, savoureux de bout en bout. Le personnage de Ted se révèle d’ailleurs bien plus important que ce qu’on pourrait croire et est traité au même niveau de profondeur que les deux têtes d’affiche. Procédé rafraîchissant s’il en est.  

Les personnages dépeints au travers du film sont très humains, avec une mention spéciale à Mark Wahlberg, très juste et crédible.

Mila Kunis, toujours aussi belle, se révèle intense et plaisante, malgré un certain manque d’originalité dans l’écriture de son personnage. Dommage de ne pas avoir davantage exploité le talent de cette actrice, au potentiel plus important.

Je te jure, j’ai joué dans Black Swan.

Les rôles secondaires sont bien intégrés dans l’histoire, de Joel MacHale (Jeff de Community) à Sam Jones (interprète de Flash Gordon), en passant par les apparitions réussies de Ryan Reynolds ou de Tom Skerrit. Aucun ne force le trait pour se mettre en évidence, comme c’est parfois le cas avec ce type de rôles.

A noter les apparitions (minuscules) de Jessica Stroup (vue dans 90210) et surtout de la magnifique Laura Vandervoort (qui interprétait Lisa, dans le remake de V) que je demande solennellement en mariage à l’occasion de cet article.

La future Madame Wildgunslinger

Mac Farlane livre donc un premier film très réussi, agréable, drôle et touchant, qui vous fera peut-être même réfléchir une fois la porte du cinéma passée, contre toute attente.

Après tout, vous n’étiez allés voir qu’une comédie avec un ours en peluche doué de la parole…

Si vous avez vu le film, notez-le.

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6 réflexions au sujet de « Critique de Ted »

  1. Pour moi, c’est la meilleur comédie de cette année, tout simplement. Quant au fait d’avoir choisi la voix de Joey Starr, je trouve que cela apporte énormément de profondeur à TED et le rend encore plus crédible.

  2. A ma grande surprise, les UGCiens ont laissé passer des gamins de moins de douze ans dans la salle. Grosse erreur, surtout quand on repense à la scène de Ted en caissier draguant sa miss !

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