Mini critique de Maniac

Note du film: 6/10

Maniac est le remake du film éponyme de 1980 réalisé par William Lustig. On retrouve dans le rôle titre Elijah Wood, acteur qui peine à confirmer le statut qu’il avait obtenu grâce à son rôle dans la saga Le Seigneur des anneaux.

Mis en scène par Franck Khalfoun (qui avait réalisé le sympathique 2e sous-sol en 2007) et produit et écrit par Alexandre Aja et Grégory Levasseur, ce remake se révèle être un honnête film de genre et c’est presque surprenant tant le projet paraissait un peu casse-gueule.
Nora Arnezeder, actrice française aperçue dans Safe House (Sécurité rapprochée et dans La croisière) se révèle à la hauteur, belle, simple et étrangement vaporeuse.

Pourvu qu'elle ne regarde pas mes pieds...
Pourvu qu’elle ne regarde pas mes pieds…

Aidé par un concept amusant de caméra subjective, le film est assez original. Grâce à ce procédé, le personnage d’Elijah Wood crée une empathie avec le spectateur, en même temps qu’une gêne presque immédiate.
Vous aurez en effet le plaisir d’assister à un meurtre agrémenté d’un scalp dès les premières minutes du long-métrage.
Si au départ on ne sait trop comment réagir en se glissant dans la peau d’un tueur assez troublant, on se laisse assez rapidement emporter par le film, qui se révèle donc très efficace.

Certes, Elijah Wood en fait un peu trop par moments, le réalisateur abuse de quelques plans iconiques à diverses reprises, la caméra subjective atteint parfois ses limites lors des scènes de meurtre ou de scalp, mais l’ensemble est réussi. Ce film, sans être transcendant ni très bon, est tout de même assez bon. Il provoque un sentiment de malaise et plonge le spectateur dans une ambiance suffisamment glauque pour qu’il n’en ressorte pas tout à fait indemne.

Que quelqu'un me présente le rédacteur de ce site.
Que quelqu’un me présente le rédacteur de ce site.

Quelques pistes auraient mérité d’être explorées, comme la double personnalité du héros.
Quelques poncifs auraient pu être évités, les scénaristes insistent un peu trop lourdement sur l’enfance du tueur pour expliquer ses agissements.

Elijah Wood joue une espèce de Gollum meurtrier avec talent et ce Maniac est un bon film de genre, ni trop ambitieux, ni trop simpliste, aux accents 80’s agréables.
Les âmes très sensibles sont toutefois priées de réfléchir à deux fois avant de franchir les portes de la salle de cinéma.

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8 réflexions au sujet de « Mini critique de Maniac »

  1. Ce film me donne envie grâce notamment à son atmosphère qui a l’air oppressante à souhait, mais malheureusement il a une distribution catastrophique. Vivement la vidéo du coup ou séance de rattrapage qui sait ! Bonne critique au passage 😉

  2. je vais le voir demain ! il passe près de chez moi ! ^^
    et comme l’original compte parmi mes rares films de chevet encore en VHS (la k7 René Chateau vidéo culte, avec sa mention Interdit aux moins de 18 ans, ahahahahah), tu penses bien que je ne vais pas louper ce film avec des mannequins et des scalps ! ^^

    1. Bon, je l’ai vu hier soir. Alors, tout comme toi, je lui colle un généreux 6/10 car il est pas mal du tout, et se pose comme un bon remake de « classique de cinéma bis poisseux et crade ». Le film est bien mis en scène et propose un cadrage bienvenu, la caméra subjective, mais cela est malheureusement la seule vraie nouveauté proposée par ce film. Rien de plus n’est vraiment apporté et ça m’a embêté. L’exploration de la psychée d’un psychopathe, ok, mais on en reste là ?

      Ensuite, le tout est recouvert d’une très belle musique synthétique (qui m’a d’ailleurs rappelé celle de Drive) et permet de faire passer une pilule trop propre à mon goût. En effet, je n’ai pas ressenti autant de malaise que devant l’original (où l’acteur principal, le regretté Joe Spinnel, avait vraiment un physique et une gueule qui faisaient peine, accentuant ainsi presque l’empathie). Les explosions de violence ne m’ont pas autant choqué que par le passé (je dois être aguerri, certainement, donc blasé ^^) même si les sfx sont remarquables.

      Enfin, l’ambiance urbaine est bien retranscrite, la ville a une vraie identité sombre et humide. Tout cela au service d’une jolie relation entre les deux acteurs principaux, très bons, dans laquelle Elijah Wood casse son image bien souvent lisse. Leur Art est bien retranscrit à l’écran, le parallèle mannequins / photos figées est très fort.

      Bref, pas de regret, le film est appréciable et légèrement en deçà de son modèle.

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