Mini-critique de Shadow Dancer

Note du film : 4/10

James Marsh, réalisateur anglais de The Red Riding Trilogy, propose cette année Shadow Dancer, avec Clive Owen, Andrea Riseborough et Gillian Anderson.

Colette est une jeune mère Irlandaise, marquée par la mort de son jeune frère dans son enfance. Evoluant dans un contexte particulier et membre de l’IRA, elle est interceptée par le MI5 juste après avoir déposé une bombe dans le métro Londonien. Elle devient alors infiltrée à l’intérieur de sa propre famille, seul moyen pour elle d’offrir une vie à son fils.

Ce film navigue entre plusieurs genres : drame, espionnage, action, thriller.
Sans jamais parvenir à choisir un style, une curieuse sensation de langueur se dégage rapidement de ce long-métrage, assez ennuyeux et mou.
Le scénario, sans surprise pendant les 9/10e du film, ne propose rien d’innovant et ne tente jamais d’explorer un côté intimiste qui aurait pu apporter une vraie originalité au projet.
On se contente de suivre un fil conducteur très classique, bien trop balisé pour captiver le spectateur.
On relèvera même quelques incohérences, puisque Colette adopte un comportement très suspect avec son entourage juste après l’attentat raté, au sujet duquel aucun responsable ne lui fera de reproche. Même constat lorsqu’un peu plus tard la police l’embarquera et la laissera revenir chez elle, comme si de rien n’était. Le sujet sera là abordé de façon très rapide, mais le tout restera sans conséquence et l’organisation ne prendra aucune précaution particulière suite à cet incident.

Mon imperméable est assorti à la cabine et je ne porte rien dessous. Ah oui, et je suis une dangereuse terroriste, aussi.
Mon imperméable est assorti à la cabine et je ne porte rien dessous. Ah oui, et je suis une dangereuse terroriste.

James Marsh échoue à exposer une organisation crédible, handicapé par des personnages improbables, par une organisation des membres de l’IRA qui agit avec beaucoup trop d’amateurisme.
Aucune ambiance ne se dégage de ce film, morne et sans saveur. On se rapproche même presque du téléfilm de luxe.

Ce Shadow Dancer est de manière générale bien trop brouillon, les évènements se succèdent de manière trop confuse pour rendre le tout un tant soit peu captivant.
Le parti pris de décrire une facette de l’IRA à travers le prisme d’une famille lambda et embarquée presque malgré elle dans ce combat conduira donc ici à la réalisation d’un film quelconque et peu intéressant.

Les acteurs paraissent un peu perdus, Andrea Riseborough, qui détient le rôle principal, fait preuve d’un peu plus de dynamisme que les autres membres du casting. Son jeu reste toutefois assez limité, son personnage suivant une évolution un peu difficile à cerner.

Clive Owen tente de faire ressortir son talent pour apporter quelque chose à son personnage, trop isolé au sein du MI5 et trop peu en relation avec ses collègues ou supérieurs pour que l’on s’intéresse réellement aux plans des services secrets anglais. Il n’y a probablement rien à reprocher à l’acteur, qui fait ce qu’il peut avec un personnage peu intéressant.

Gillian Anderson interprète un personnage dont on ne retiendra pas autre chose que son accent, bien trop transparent et secondaire à l’intrigue pour permettre à l’actrice de sortir du lot.

Shadow Dancer est donc un pétard mouillé, un film mineur et sans grand intérêt, à éviter en salles.

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