La Chute De La Maison Blanche

Note du film: 6/10

La chute de la maison blanche (Olympus has fallen) est le genre de film dont la production fera plus parler que le long-métrage en lui-même.
En effet, comme par le passé Armageddon et Deep impact, ou plus récemment la guerre des boutons et la nouvelle guerre des boutons, deux films se sont montés simultanément autour du même sujet.
D’un côté le film d’Antoine Fuqua, qui nous intéresse ici, de l’autre, White House Down de Roland Emmerich (avec Channing Tatum et Jamie Foxx) qui sortira le 28 juin sur nos écrans.
Des deux côtés, une attaque de la maison blanche un / des agent (s) des services secrets qui tentent de sauver le Président.

On découvre ici Mike Banning (Gerard Butler), agent des services secrets chargé de la protection du président, interprété par Aaron Eckhart. Sa femme perd la vie lors d’un accident et Mike (qui en profite pour sauver Potus* une première fois) perd sa place, non par manquement professionnel, mais parce qu’il rappelle trop de mauvais souvenirs au président.
18 mois plus tard, une délégation sud-Coréenne en visite à la Maison Blanche, aidée par un raid aérien et quelques terroristes qui profitent du désordre ambiant, investissent le sanctuaire et prennent en otage le Président et deux autres membres importants du gouvernement…dans le bunker situé 36 mètres sous le sol de la Maison Blanche.
Mais c’était sans compter sur l’agent revanchard Mike Banning, qui parvient à pénétrer dans le bâtiment et qui devra sauver la peau du fils du président (c’est important, il a déjà perdu sa femme, souvenez-vous) et Potus* himself.
Un contre des dizaines de terroristes surarmés? Trop facile pour Leonidas.

La chute de la maison blanche n’est pas un mauvais film. Pas vraiment. C’est un film moyen, qui manque cruellement de finesse et de relief par rapport à son sujet.
Le scénario n’est rien d’autre qu’un épisode de 24, dans lequel on aurait tenté d’incorporer un zest de John Mac Clane. Rien de plus, pas l’ombre d’une surprise.
Voilà pour le premier défaut du film, qu’on pardonnera tout de même assez facilement, dans la mesure où la promotion n’était pas mensongère et qu’une partie des scènes sera efficace.

Je te piquerai bien ta place.
Je te piquerai bien ta place.

Deuxième ombre au tableau: les dialogues. Hormis quelques vannes lancées par Butler au Bad Guy (Rick Yune, vu dans Meurs un autre jour), l’écriture des dialogues est calamiteuse.
Un exemple de ce petit désastre: alors que le contrôle de la Maison Blanche est gagné par les terroristes, que des dizaines de cadavres s’entassent sur le perron et que tout ça est relayé par les médias, Banning, une fois à l’intérieur, communique avec le Q.G. de l’état-major à l’extérieur et annonce, très sérieux: « Nous avons affaire à des professionnels, très entraînés et armés jusqu’aux dents ».
Sans rire? Les mecs viennent de prendre d’assaut en 13 minutes la Maison Blanche, de tuer des dizaines d’agents américains…mais quoi? Tout le monde pensait que le groupe de terroristes était composé de spring-breakeuses armées de pistolets à eau?

Antoine Fuqua parvient tout de même à mettre en scène deux ou trois moments nerveux, quelque peu tendus même si on ne peut pas vraiment parler de suspens puisque l’issue est extrêmement prévisible.
Une certaine violence et quelques exécutions sommaires viendront rythmer le film et agrémenter le tout, tandis que les déplacements de Banning dans la Maison Blanche nous tiendront en haleine. Si Fuqua ne démontre pas une gestion de l’espace clos aussi brillante qu’un John Mac Tiernan pour Die Hard, le résultat est assez soigné et on sait toujours à peu près où se trouvent les personnages dans le bâtiment.
Les combats à mains nues seront efficaces eux aussi, Butler réussissant à retrouver une certaine hargne.

Si l’ensemble du film est assez plaisant malgré ses défauts, l’entreprise est assez grossière et le propos manquera cruellement de finesse.
Beaucoup de clichés ne nous seront pas épargnés: le drapeau américain jeté au sol au ralenti, criblé de balles puis rehaussé, les percussions militaires, la musique caractéristique de ce genre de films, les personnages d’état archétypaux.

Gerard Butler assure l’essentiel, composant avec un personnage vu et revu de manière convaincante.
Rick Yune est très bon dans son rôle de terroriste arrogant.
Morgan Freeman fait preuve d’autorité et se montre efficace, dans le rôle du Président par intérim, grâce à son charisme notamment.

Malgré son manque de finesse et d’originalité, Olympus has fallen est un film moyen, mais honnête.
Largement dispensable en salles, il pourra distraire un dimanche soir en vidéo.

Attendons maintenant la version de Roland Emmerich, qu’on espère plus originale.
A noter que les défauts de ce film, si Emmerich avait été à sa barre, auraient été montés en épingle parce qu’il s’agit du réalisateur Allemand…

* Potus est le nom de code donné au Président Américian, comme Olympus est celui pour la Maison Blanche.

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6 réflexions au sujet de « La Chute De La Maison Blanche »

  1. « Attendons maintenant la version de Roland Emmerich, qu’on espère plus originale.
    A noter que les défauts de ce film, si Emmerich avait été à sa barre, auraient été montés en épingle parce qu’il s’agit du réalisateur Allemand… »
    Je croise tout de même les doigts. J’espère juste que dans son film le président n’aura pas de chienchien à sauver des flammes d’un incendie dans la maison blanche. Ni que le président ou la first lady ne fera de discours flamboyant. Et j’espère qu’il n’y aura pas d’humour débile pour bien être compris par les ados ricains. Et que….
    LOL

    sinon, je vais le voir ce Olympus has fallen au milieu des springrbreakeuses ^^
    ta jolie chrochro m’a donné envie.

    par contre, j’ai un blâme à te donner. Tu compares le film à un sous die hard, ok, c’est bien… mais… cet Olympus est supérieur au Die Hard 5, vue ta note, non ? Donc quelque part, penses tu que ce film aurait du être LE DieHard5 ?

    😉

    1. J’ai eu l’impression que le côté huis-clos, l’humour et les vannes lancées par Butler au méchant étaient là pour rappeler le personnage de Mac Clane. C’est bien meilleur que Die Hard 5, c’est certain, parce que là on touchait le fond (non seulement de la franchise mais aussi du film d’action), mais ce n’est pas du tout au niveau des Die Hard que j’aime donc non, je ne pense que ce film aurait du être le Die Hard 5…

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