Mini-critique: Oblivion

Note du film: 6/10

Tom Cruise n’était pas apparu dans un film de science-fiction depuis 2005 et La Guerre des mondes, fruit d’une collaboration avec Steven Spielberg.

Fort d’un budget de 120 millions de dollars (soit deux fois moins que les plus gros blockbusters actuels), Oblivion, réalisé par Joseph Kosinski (Tron Legacy) était attendu.

Accompagné d’une Olga Kurylenko omniprésente sur les écrans et d’Andrea Riseborough (vue dans l’ennuyeux Shadow Dancer cette année), Tom Cruise fait donc son grand retour dans un film quelque peu ambitieux.

Oblivion ne fera pas date dans l’histoire du cinéma, ni dans celle de la science-fiction ou du genre post-apocalyptique.

La faute à un scénario manquant d’envergure et de profondeur, proposant un univers certes intéressant, mais qui s’avérera rapidement lisse et peu approfondi.

On suivra les pérégrinations de Jack, astronaute rescapé d’une terre dévastée par une guerre nucléaire ayant opposé l’humanité à des extra-terrestres, après que ces derniers aient détruit la lune (oui, oui), entraînant des catastrophes naturelles sur la terre.

Pour mieux comprendre, imaginez les scénario d’Independance Day et de 2012 mis bout à bout et vous obtiendrez la genèse du film.

On ne pourra s’attacher qu’au personnage de Jack, bien seul au monde et à l’écran pendant de trop longues scènes, qui conduiront le film à une relative vacuité et le spectateur à un léger ennui.

La principale qualité du film réside dans la photographie et le rendu visuel général, extrêmement bon. Chaque plan semble pensé dans le moindre détail et les prises de vue sont de grande qualité.

Eblouissant, mais un peu froid.

Comme ces décors, quasi inexistants tout au long du film, qui créent une sensation de minimalisme un peu trop appuyé.

Tom Cruise évolue dans un univers aseptisé, glacial, manquant de richesse.

C'est l'amour qui nous aime, Jack
C’est l’amour qui nous aime, Jack

Le scénario se contente d’effleurer plusieurs thèmes et ne creusera jamais le propos, empruntant ça et là. On pensera aux histoires de Philip K. Dick, d’Asimov, sans jamais dépasser ces références et découvrir quelque chose de réellement neuf.

Kosinski reste comme coincé dans les histoires de ses glorieux ancêtres et ne parvient jamais à s’extirper pour livrer un matériau neuf et propice à l’excitation ou au rêve.

L’ensemble manque de surprises et se révèle même assez prévisible. Le plus gênant restera tout de même l’absence de twist véritable.

Restent, en-dehors de la beauté visuelle déjà évoquée, quelques belles scènes que Tom Cruise porte un peu sur ses épaules. On appréciera également un rythme rehaussé à la moitié du parcours, qui rend le tout plutôt agréable, même si l’ennui n’est jamais bien loin.

Tom Cruise réussit une performance aussi bonne que ce que son personnage un peu bancal lui permet.

Olga Kurylenko, un peu fade, manque de vivacité et d’entrain pour prouver enfin qu’elle peut dépasser l’attrait de son physique.

Andrea Riseborough livre une prestation correcte, mais loin d’être marquante.

Quant à Morgan Freeman, son rôle est si léger et son personnage si anecdotique qu’il sera vite oublié.

A l’arrivée, on découvre un produit bien emballé, beau, mais un peu vide et dépourvu d’âme. Loin d’être passionnant.

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3 réflexions au sujet de « Mini-critique: Oblivion »

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