Mini-critique A Haunted House

Marlon Wayans, connu pour Scary Movie 1 et 2, récidive dans le genre de la parodie avec A Haunted House, singeant le genre horrifique des maisons hantées, assez prisé en ce moment.

Note du film: 5,5/10

Les succès de Sinister, Insidious et autres Paranormal Activity et ses nombreuses sequels, a inspiré Marlon Wayans, acteur et scénariste, épaulé de Michael Tiddes à la réalisation.

Prenant comme fil conducteur le scénario de Paranormal Activity, l’histoire suit Malcom (Marlon Wayans), qui voit sa copine s’installer avec lui dans sa grande maison. C’est alors que des phénomènes paranormaux vont apparaître, sous forme de bourdonnements, de portes qui claquent et… de coussins péteurs.

Il faut reconnaître à Wayans un certain talent pour créer un univers et des personnages souvent réussis, comme c’était le cas pour White Chicks / Fausses Blondes Infiltrées, qui contenait également quelques scènes hilarantes ou pour le premier Scary Movie.
Ici, les deux personnages principaux sont assez réussis.
Le second degré et le plaisir pris par Wayans à faire le pitre rendent son personnage attachant et assez drôle.
Essence Atkins (qui joue la girlfriend, Kisha) est suffisamment exubérante et volubile pour rendre le personnage assez drôle également.
Ce sera le point fort du film, qui permettra, grâce à la bonne humeur ambiante et au naturel des comédiens, de passer un moment agréable.

A Haunted House ne parviendra malheureusement pas à atteindre la qualité des gags de White Chicks, tout en restant à des années-lumière du niveau du navrant Scary Movie 2.
Wayans n’hésite pas à insérer plusieurs gags scatophiles et un nombre de pets un peu trop importants, conférant une certaine lourdeur au propos…ce qui, il faut bien l’avouer, ne nous surprend pas totalement.
Il est plus inspiré quand il joue avec les clichés sur la sexualité, notamment grâce à la parodie d’une scène de American Horror Story, assez savoureuse.
Même constat quand il joue avec les clichés raciaux, lorsque l’un des personnages fait de multiples allusions et que le personnage de Marlon Wayans finit par acquiescer et même faire un have-five avec lui.
Mention spéciale à la scène la plus drôle du film, au cours de laquelle une cigarette magique provoquera les situations les plus drôles du long-métrage.

A Haunted House réussit donc sa mission de faire rire, ou tout au moins sourire, sans jamais vraiment agacer, même si certaines scènes sont un peu répétitives (peut-être pour rappeler que c’est le cas des films originaux?).
Le recours quasi systématique à la scatologie est finalement le principal reproche qu’on pourra faire à cette comédie potache et bon enfant.

A Haunted House ne restera pas dans les annales de la comédie parodique, mais est loin d’être catastrophique, en ce qu’il permet de se divertir.

Le film ne bénéficiera que d’une sortie directe en vidéo en France, ce qui en soit n’est pas si grave, cette comédie s’appréciant davantage un samedi soir, avachi dans son canapé avec du pop-corn et une boisson.
A noter que son équivalent français, Pas Très Normales Activités, véritable nanar, lui, était sorti en salles.

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