Mini-critique: Parker

Jason Statham est à l’affiche d’un film quelque peu différent des productions dans lesquelles il apparaît habituellement.

Note du film: 7/10

Réalisé par Taylor Hackford (L’associé du diable, Ray), sur un scénario de John McLaughlin (Hitchcock, Black Swan) adaptation du roman de Donald E. Westlake, Parker est l’histoire d’un gangster doublé par ses complices à la suite d’un braquage et laissé pour mort. Miraculeusement rescapé, il se fait ensuite oublier pour tenter de subtiliser le butin du prochain méfait de ses ex-complices, menés par Michael Chiklis et Clifton Collins Jr.
Il croisera la route d’une agent immobilière endettée et quelque peu désespérée, interprétée par Jennifer Lopez.

Si le film comporte un certain nombre de défauts, dont quelques longueurs que la durée totale du long-métrage pouvait laisser deviner (1h58), ainsi que certains personnages trop désincarnés, il est au bout du compte original et assez réussi.

La construction de l’histoire d’abord, injecte une originalité salvatrice dans le genre des thrillers mettant en scène des magouilles de gangsters. Si la première séquence (le braquage) ne laissait pas forcément augurer un film de grande qualité, force est de constater qu’elle constituait une mise en place nécessaire.

Le personnage de Parker devient ensuite rapidement intéressant, mêlant adroitement badass attitude lors des affrontements et ruse quand il s’agit de doubler ses adversaires ou de manipuler ses semblables.

Le scénario se révèle astucieux en opposant deux styles de gangsters. Parker s’avérant plus intelligent que ses adversaires, pourtant pas maladroits dans l’élaboration de leurs plans…quand bien même ils se rendront coupables de quelques erreurs malvenues dans l’exécution.
Le film évite pourtant l’opposition classique entre le héros intelligent, invincible et les méchants aux capacités intellectuelles limitées et à la gâchette facile.
Ici, ce seront des moyens assez simples qui permettront à Parker de piéger les autres, presque réalistes.

Parker ne perd jamais
Parker ne perd jamais

Taylor Hackford apporte sa patte en mettant en scène un film assez sobre, doté d’humour, parfois sarcastique et comptant quelques climax savoureux.
Il utilise les capacités de Jason Tatane pour livrer quelques scènes de combats à mains nues ou à l’arme blanche intenses et intelligentes.

Le personnage de Jennifer Lopez est quant à lui suffisamment intéressant et original pour retenir l’attention, la Bomba Latina ne jouant pas un éternel rôle de potiche, mais plutôt une surprise sur le parcours de Parker, qu’il saura utiliser à bon escient.

Parker est également un personnage original, malgré une présentation des plus conventionnelles, auquel on parvient à s’attacher et dont on apprécie son idée de la droiture.

Jason Statham réussit une prestation de qualité, aux côtés d’une Jennifer Lopez à l’aise et à son avantage dans un rôle intéressant.
Chiklis et Collins Jr souffrent de personnages trop anecdotiques pour briller.

Sans être un excellent film, Parker est finalement un film plaisant et assez réussi, mais un peu plombé par quelques longueurs et certains personnages trop superficiels en comparaison du duo formé par Statham et Lopez.

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