Mini-critique Les Ames Vagabondes

Les âmes vagabondes, réalisé par Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca, In Time / Time Out) est la nouvelle adaptation d’un roman de Stephenie Meyer (auteur de la saga Twilight).
On retrouve Saoirse Ronan dans le rôle principal, Max Irons dans celui de l’amoureux transi, William Hurt en chef de la résistance et Diane Kruger en chasseuse d’humains.

Note du film: 3/10

L’histoire est d’une simplicité enfantine: la Terre a été colonisée par une race extra-terrestre qui a pris possession des corps humains, leur âme étant implantée dans l’enveloppe humaine. On reconnaît un corps habité par ses yeux lumineux.
Seulement voilà, parfois les âmes humaines résistent, comme celle de Mélanie, prisonnière et forcée de cohabiter avec l’âme Alien de Gaby. Mélanie, inquiète pour son petit frère et son amoureux, va conduire Gaby au refuge de son oncle, chef d’une poignée de rescapés humains.

Décriée pour son côté mièvre et ses longueurs, la franchise Twilight au cinéma aurait du mettre en garde Andrew Niccol des risques d’adapter ce genre de littérature sans arrangement salvateur.

Mais Niccol ne semble pas avoir retenu la leçon de Twilight…puisqu’il parvient à faire pire, en livrant un long-métrage fade, sans enjeu et surtout d’un ennui mortel.

Il faut toutefois reconnaître au film quelques qualités, comme une certaine classe visuelle, la beauté de certains plans et décors.

On saluera également la performance de Diane Kruger, glaciale et dénuée d’émotion, parfaitement crédible.

Les prestations des autres acteurs resteront anecdotiques, tant leurs personnages seront réduits à exprimer de simples vagues à l’âme et à vivre des chassés croisés amoureux plutôt vains.

Laisse-moi mourir, je ne veux pas apparaître dans la sequel de ce nanar!
Laisse-moi mourir, je ne veux pas apparaître dans la sequel de ce nanar!

Le principal écueil du film réside dans ses lacunes en termes de rythme. Niccol n’aura trouvé aucun subterfuge pour créer une quelconque tension durant les deux heures du long-métrage.
Les premières séquences, entre la capture et l’évasion de l’héroïne, contenant un minimum d’action, seront les plus réussies. Malheureusement, une fois Gaby / Mélanie parvenue chez les résistants, plus rien ne se passera et les minutes deviendront très longues.

Le concept de la cohabitation des âmes à l’intérieur du corps de l’héroïne ne conduira qu’à des dialogues insipides.

Les rapports entre Mélanie / Gaby et ses deux prétendants ne feront que confiner à une mièvrerie jamais atteinte par le trio Edward / Bella / Jacob de Twilight…
C’est dire.

L’apparition d’Emily Browning (Sleeping Beauty, Sucker Punch) ne changera rien à l’affaire, son personnage étant aussi vide que les autres.

Il sera presque impossible d’empêcher votre âme de vagabonder durant ce film creux et d’une mollesse assez peu commune.

Difficile de comprendre ce qu’Andrew Niccol est venu faire dans un tel projet, tant le résultat est impersonnel.

A éviter, à moins d’être à la recherche d’un somnifère.

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7 réflexions au sujet de « Mini-critique Les Ames Vagabondes »

  1. Dès la bande annonce on se dit qu’on va assister à un gros WTF nanar à souhait et qu’on aura perdu 2h de notre temps. Bah voilà. Tu confirmes. Merci :=)

    1. moi je trouve qu’il faut voir pour critiquer, moi je l’ai vu et j’ai lu le livre, manque quelques trucs mais enfin ça change un peu des films de combats avec du sang partout qui n’ont ni queux ni têtes. histoire originale qui n’a rien avoir avec twilight parce que si vous comparer avec ce film alors tous les autres où il y a de l’amour sont des twilight!

      1. Pas du tout, je ne donne pas facilement dans les généralités quand je rédige des critiques de films. C’est même l’une des choses qui m’agace le plus, que de faire des amalgames faciles.

        Si tu prends le temps de lire cet article, tu te rendras compte que j’explique en quoi je trouve le film ennuyeux et aussi sur quoi je me fonde pour faire la comparaison avec Twilight.

        Pour commencer, l’auteur du roman est le même que pour Twilight.

        Ensuite, le trio amoureux est aussi mièvre et cucu que celui de Twilight…et même pire dans le genre.

        Enfin, la tendance générale ressemble quand même à l’esprit de Twilight avec des amours chastes et ses réflexions puériles.

  2. Mais t’es accro au ciné au point de rester jusqu’à la fin, c’est la météo ou la volonté d’écrire sur ton blog qui t’a fait rester jusqu’au bout ?

  3. J’y vais tout à l’heure, et je ne pense pas me tromper en disant que je serais moins déçue que toi. N’empêche, chouette critique, assortie de très jolis jeux de mots. 😉

  4. Grosse déception également pour ma part car tu sais combien j’adore Gattaca.
    Et ce nouveau film est raté, moins bon encore que son précédent Time out… Un ennui mortel m’a gagné, j’ai eu du mal à m’intéresser au personnage principal tant j’ai trouvé ridicules les interactions Gaby/Mélanie. D’autant plus rageant que j’ai vraiment aimé le personnage de Gaby, alors que l’autre est une conne finie, abrutie de bêtise humaine.

    Ensuite, comme toi, j’ai trouvé quand même l’esthétique du film plutôt réussie. Le côté chromé des véhicules, le look blanc de chez blanc des agresseurs, et les paysages arides et désertiques font que je ne mets pas plus de la moyenne à ce film.
    Un peu plus de hargne n’aurait pas fait de mal à ce film car jamais je n’ai ressenti de frissons ni de menaces contre les humains.

    Enfin, je conclurai en disant que ce film est un drôle d’hommage à Alain Bashung.

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