Critique: Fast And Furious 6

Justin Lin appuie sur l’accélérateur une dernière fois pour livrer le sixième volet de la franchise Fast and Furious, en réunissant au casting les membres de la famille Paul Walker, Vin Diesel, Jordana Brewter, Tyrese Gibson, Michelle Rodriguez (dont c’est ici le retour), Gal Gadot, Sun Kang, Ludacris, Dwayne Johnson, Elsa Pataky…auxquels s’ajoutent pour l’occasion Gina Carano (Haywire de S. Soderbergh) et Luke Evans.

Note du film: 7,5/10

 Pour un rappel des événements antérieurs, vous pouvez cliquer sur le lien suivant:

 Article Saga Fast And Furious

 Comme pour le précédent opus, l’action reprend au moment où on l’avait laissée. Dom, Mia et Brian, qui viennent d’accueillir un nouveau membre dans la famille, voient Hobbs (Dwayne Johnson) revenir vers eux pour leur demander de l’aide en échange de l’immunité. Dom accepte de réunir son équipe au grand complet quand il apprend que Letty (M. Rodriguez) serait encore en vie, photo à l’appui. Il s’agira de contrecarrer les plans d’une équipe menée par Shaw, un ex-militaire.

Ce n'est pas parce qu'on est millionnaires que tu ne dois jamais payer les bières, Dom.
Ce n’est pas parce qu’on est millionnaires que tu ne dois jamais payer les bières, Dom.

Justin Lin, aux manettes de la saga depuis le 3e opus, maîtrise parfaitement son sujet et continue d’orienter la franchise vers des pop-corn movies et surtout de véritables blockbusters. Le succès de cette série, ayant jusque là rapporté 1,5 milliard dont 626 millions rien que pour Fast Five, a sans doute conduit les studios à choisir cette orientation plus grand public et ressemblant davantage aux grosses productions auxquelles les spectateurs sont habitués.

Ce choix de rompre progressivement avec les codes de la saga pour viser les cimes du box-office était-il dangereux?

Ce risque, parfaitement calculé, aura été géré de main de maître par un Justin Lin progressant de film en film, jusqu’à parvenir à un résultat mêlant adroitement les codes de la franchise et l’action nécessaire à un blockbuster.

Fast and furious 6 est donc clairement un film d’action, mené tambour battant, un peu à la manière du cinquième opus, à la différence près que le retour de Michelle Rodriguez, l’ajout de la catcheuse Gina Carano et d’un nouveau nounours nommé Kim Kold permettent un supplément d’action justifié.

Après Vin Diesel et Dwayne Johnson, Paul Walker a un nouveau nounours
Après Vin Diesel et Dwayne Johnson, Paul Walker a un nouveau nounours

Comme pour le précédent opus, Justin Lin se sert des voitures pour conduire l’action à proprement parler, les personnages les utilisant comme outil de travail et non pas simplement pour réaliser des courses de rue et frimer.

Le film réservera quelques belles courses poursuite, au milieu de décors originaux, mais aussi de nombreuses cascades à couper le souffle.

Mention spéciale à la scène la plus impressionnante de la saga, opposant nos héros à un tank sur un pont.

A cela, Justin Lin parvient à ajouter une dose d’action supplémentaire, par l’intermédiaire de quelques fusillades (gentillettes) et surtout de beaux combats à mains nues.

Les confrontations entre Rodriguez, Carano, Evans, Walker, Diesel, Johnson et Kold vaudront leur pesant de cacahuètes.

Justin Lin parvient à répartir ces confrontations tout au long du film, de manière habile et ne nous prive surtout pas de combats. Le spectateur aura ce qu’il était venu chercher, pas de vol sur la marchandise. Comme pour Fast Five où la confrontation Diesel / Johnson était bien présente, chaque personnage aura droit à son ou ses combats.

Certains affrontement sont jouissifs, un pas étant franchi par rapport au précédent opus. Justin Lin ne lésine pas sur l’ampleur des combats et réussit à laisser transparaître toute l’explosivité dans les combats induite par les talents en la matière de ses acteurs.

L’action est plus musclée, plus spectaculaire et d’une efficacité redoutable.

Le film comporte deux énormes scènes d’action, presque démentielles et pour lesquelles la générosité dont fait preuve toute l’équipe du film suffit à compenser leur exagération certaine.

Le scénario, quant à lui est une nouvelle fois réduit au minimum. Sans s’encombrer d’intrigues secondaires inutiles, on va droit au but et chaque rebondissement n’est là que pour mettre en place une poursuite ou une grosse scène d’action.

On ne pourra toutefois pas le considérer ici comme un défaut, cet angle état volontaire et permettant à la machine de se lancer avec efficacité.

Le film comporte tout de même quelques défauts, induits par le traitement choisi.

On déplorera quelque baisses de régime, entre les grosses scènes d’action, comblées par des enjeux parfois maladroits. On pensera ici à la scène au cours de laquelle Paul Walker doit infiltrer une prison, qui manque à la fois de relief et surtout de crédibilité.

La scène est quelque peu expédiée et c’est regrettable au vu des talents de l’acteur dans ce genre de situations.

Ces défauts ne sont toutefois pas suffisants pour diminuer le plaisir procuré par le film dans son ensemble.

On pourra regretter le traitement parfois maladroit de certains personnages, comme celui d’Elena (jouée par Elsa Pataky) laissée sur la touche trop rapidement alors qu’elle s’était montrée à la hauteur dans Fast Five.

De la même façon, on pourra être quelque peu agacés par le personnage de Roman, presque transformé en clown dans cet opus, d’ailleurs un peu trop pourvu en punchlines pas toujours efficaces.

C’est sans doute la conséquence d’un grand nombre de personnages à traiter, dans un contexte de film d’action qui ne laisse pas beaucoup de place à la psychologie.

On déplorera enfin l’absence d’Eva Mendes au casting, alors même qu’elle apparaissait dans la scène post-générique du précédent opus.

 A la décharge des scénaristes, l’évolution de l’ensemble des personnages, même si elle devient un peu caricaturale dans cet épisode (le concept de la famille est un peu trop présent), permet une belle conclusion.

Les scénaristes auront également réussi à raccorder la chronologie de tous les épisodes entre eux et en particulier celle du troisième (Tokyo Drift).

Les acteurs sont tous parfaitement à la hauteur, connaissant maintenant leur personnage sur le bout des doigts.

Dwayne Johnson est plaisant à voir dans ce genre de films, loin de son rôle bancal dans le récent Snitch (Infiltré).

Gina Carano prouve, apès Haywire, qu’elle est capable de réaliser de belles chorégraphies de combats, parfaitement à leur place dans de tels films.

Enfin Luke Evans remplit le rôle du bad guy avec talent et s’intègre sans problème à l’univers.

On notera la présence sympathique de l’ancien footballer devenu haltérophile Kim Kold, qui permet une nouvelle opposition de choc.

De manière générale, on sent que l’ensemble du casting prend du plaisir à jouer, ce qui rend l’action à l’écran jouissive.

 

Justin Lin peut donc quitter le navire avec le sentiment du devoir accompli, le film tenant toutes ses promesses et ne laissant aucune incohérence derrière lui.

Le réalisateur aura permis aux films de la franchise de devenir de véritables blockbusters et il ne sera sans doute pas évident pour James Wan de reprendre le flambeau.

La familia
La familia

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Pause-caca pour Vin Diesel
Pause-caca pour Vin Diesel

 

 

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5 réflexions au sujet de « Critique: Fast And Furious 6 »

  1. jolie critique pour un film que, grâce à un prétexte pourri, j’irai donc voir ce soir en salles… dans deux heures, je ferai fumer mes pneus ! et pis sinon, moi, j’suis bien curieux de voir ce que James Wan va faire dans le 7 ! le bonhomme avait tout de même orchestré de jolis gunfights violents dans son Death sentence ! Et le tournage démarre cet automne, tu te rends compte ? Ils sortiront le 7 en juillet prochain, c’est hallucinant… James Wan ne s’arrête jamais (The conjuring, Insidious 2… et donc Fast 7) !!

  2. Bonne petite critique pour un film que j’attends histoire de me détendre un soir avec des amis. C’est un film qui fait ce qu’on attends de lui, à savoir divertir et ça fait pas de mal de temps en temps et surtout quand c’est bien fait comme t’as l’air de le dire. En tout cas je le vois demain soir et je te ferais savoir mon opinion ! Sinon le 7e opus me fait très peur à cause d’un nom : James Wan. Très mauvais réalisateur, il va reprendre le flambeau et il va être dur pour lui de faire aussi bien (ce qui serait déjà pas mal).

  3. D’accord avec ta critique aussi ^^ C’est vrai que la présence d’Eva Mendes aurait été plaisante mais je vois mal comment ils auraient pu l’introduire :/

    Par contre cette séquence (attendu) juste après le début du générique ma fait mouiller mon pantalon ! Elle résume à elle seul ce qu’est devenu la franchise Fast and Furious !

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