Mini-critique: Les Stagiaires

Owen Wilson et Vince Vaughn reforment le duo de Serial Noceurs pour Les Stagiaires (The Internships), une comédie signée Shawn Levy (La nuit au musée 1 et 2, Real Steel).

Nick et Billy sont deux vendeurs quarantenaires, forcés de se remettre en question après la fermeture de l’entreprise qui les employait.

Alors que Nick se résout à accepter un emploi ingrat de vendeur de matelas pour son beau-frère, Billy a l’idée de postuler chez Google… en tant que stagiaire dans le but de décrocher un emploi après un été de compétition.

Note du film: 6/10

Le duo Wilson / Vaughn avait déjà fait ses preuves dans le passé. Ici, il constitue le ciment de cette comédie sympathique, toutes proportions gardées.

Vince Vaughn, scénariste pour l’occasion (avec Jared Stern) s’inspire des conditions de travail réputées idylliques du géant Google, pour imaginer une success story teintée d’humour et de bons sentiments.

Vaughn s’appuie sur des concepts bien rôdés: une petite bromance, les ringards / loosers / un peu lourds qui s’apprêtent à triompher et un univers propice à la réalisation du rêve (américain).

Il s’appuie ensuite sur un schéma traditionnel de quête un peu inespérée mais remplie de morale et de bons sentiments, en opposant des personnages naïfs mais attachants à de méchants prétentieux qui n’ont par conséquent pas le droit de gagner.

Il ponctue le tout d’un maximum de références old school opposées à des clins d’oeil technologiques en tous genres, pour obtenir une comédie 2.0 à la fois branchée et classique.

Rien de bien original donc, pour un résultat pourtant plaisant et un film assez bien rythmé malgré une durée assez longue pour une comédie (près de deux heures).

Le film possède un humour assez inégal, basé sur une opposition de style entre des quarantenaires rêveurs et de jeunes ambitieux adeptes des nouvelles technologies.

Un capital sympathie se dégage assez rapidement de l’ensemble, grâce d’une part au duo principal, mais également au charme des personnages secondaires, représentés par les autres membres de leur équipe de stagiaires.

La transposition de l’univers Google à l’écran est très réussie, les décors et le style des employés créant une impression de réalisme fantasmé.

La progression de l’histoire, pensée de façon intelligente, permet de ne jamais s’ennuyer.

Allez reviens, je te réinstallerai ton Firefox .
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Le film s’appuie toutefois un peu trop sur son duo d’acteurs stars, dont le débit et la longueur des répliques frôlent parfois l’overdose. Si les deux acteurs ont un talent certain pour ce genre de facéties, leur côté volubile pourra parfois agacer, surtout quand il contribue à accentuer de façon trop prononcée l’opposition de style avec leurs jeunes coéquipiers.

De la même façon, les références à l’univers Google (Google Chrome, Gmail, le Hangout, Google Drive, la voiture électrique etc…) donneront parfois l’impression de voir une immense publicité pour Google. Il ne manquait plus qu’une scène faisant la part belle aux Google Glasses pour que les limites soient dépassées.

Le film parvient quand même, à travers une multitude de références pas toujours très opportunes au rêve américain ou aux années 80, à dépeindre une certaine réalité sociale et économique. Le cynisme de quelques personnages, qui pouvait au départ manquer de finesse, est au final un bon moyen d’aborder ce thème de manière légère.

Owen Wilson et Vince Vaughn, en habitués du genre, s’approprient des personnages pas toujours crédibles mais très attachants.

Rose Byrne, un peu moins froide qu’à l’habitude, hérite quant à elle d’un second rôle assez peu important.

Aasif Mandvi campe un recruteur particulier de manière efficace, tandis que Max Minghella s’amuse à jouer les compétiteurs border line.

Tiya Sircar livre une prestation pleine d’énergie et de charme.

A l’arrivée, Les Stagiaires est une comédie plaisante et sympathique, même si non dénuée de défauts.

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4 réflexions au sujet de « Mini-critique: Les Stagiaires »

  1. Complètement d’accord avec ta critique, Les Stagiaires est une belle surprise. Une comédie réjouissante et plaisante. On passe un agréable moment en compagnie de Owen Wilson and cie.

  2. Moi, le côté Google du film me rebute un peu. Même si j’use et abuse en tous sens de ce même Google, hein, j’en ai bien conscience. Mais voir tout un film autour de cette entité me fout la trouille.

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