Mini-critique: Crazy Joe

Jason Statham, entre deux volets d’Expendables et avant son entrée sans doute fracassante dans la saga Fast And Furious, s’essaie à des films plus originaux. Après Parker, notre dur à cuire est à l’affiche de Hummingbird (colibri), maladroitement traduit en bon français par Crazy Joe, réalisé par Steven Knight.

Joe, ancien militaire affecté en Afghanistan, a déserté et survit aux côtés d’Isabel, dans un carton dans les rues de Londres. Devenu sans-abri, alcoolique, il affronte un soir des individus mal intentionnés qui s’en prennent à son groupe. Au cours de sa fuite, il se réfugie dans un appartement dans lequel il entre par effraction. Après avoir appris que le propriétaire serait absent pour environ six mois, il décide de s’y installer temporairement. Il essaie alors de gagner de l’argent mais devient rapidement l’homme de main d’un truand local.

Dans le même temps, Joe entretient une relation ambiguë avec une sœur d’une mission basée à Covent Garden…

Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle
Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle

Même si on retrouve Jason Stathan dans le rôle d’un ex-militaire badass, Crazy Joe n’est pas le film d’action classique qu’on aurait pu attendre.

Construit de manière originale, le scénario ne suit pas tous les codes du genre. Quand bien même une partie de la trajectoire du héros se révèle classique, force est de constater qu’il ne s’agit pas d’une simple histoire de rédemption ou de vengeance balisée par quelques scènes d’action brutales.

Ici, les personnages principaux ont une réelle évolution, pas toujours aussi simple que ce qu’on aurait pu imaginer.

Les rebondissements du scénario, même si ils ne sont pas révolutionnaires, apportent du relief à l’histoire.

La première partie du film, qui permet la mise en place des personnages, cède à quelques facilités scénaristiques regrettables et donne la curieuse impression d’un film brouillon, qui ne sait pas où aller.

Ce n’est finalement qu’à mi-parcours qu’on comprendra que la trame est originale et s’éloigne des codes du genre. Et c’est là que le film prend tout son intérêt, en donnant une consistance intéressante aux deux personnages joués par Jason Stathan et par Agata Buzek (la sœur).

Mais rassurez-vous, Jason Statham reste Jason Statham et vous pourrez l’admirer se battre et intimider des adversaires d’un simple regard noir.

Quelques scènes de combat et de tension agrémenteront ce film, qui ressemble davantage à un thriller dramatique qu’à un film d’action.

La réalisation proposée par Steven Knight n’a rien d’exceptionnel, mais le metteur en scène anglais propose un film propre et techniquement acceptable.

Jason Statham, dans un registre assez semblable à ses rôles habituels, profite d’un personnage plus fouillé pour montrer qu’à 46 ans, il ne doit pas forcément être cantonné aux rôles de badass.

Agata Buzek, tout en retenue et sobriété, tient bien un rôle plus difficile qu’il n’y paraît.

Crazy Joe vaut donc le détour (pas forcément en salles) pour son originalité et pour le traitement de ses personnages, qui subissent une réelle évolution.

Note du film : 6,5/10

 

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2 réflexions au sujet de « Mini-critique: Crazy Joe »

  1. le sujet de ce film ne m’inspire pas du tout. ça ressemble trop à plein de films qu’il a déja tournés…
    Je vais donc plutôt attendre une promo br (comme j’ai fait jusqu’à présent pour ses derniers films) ^^

    (ps : une filmo « Jason Statham » serait intéressante, je trouve, tant ses films se regroupent autour des mêmes thématiques telles que la rédemption, la douceur et le cassage de bras)

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