Critique: Insidious Chapitre 2

James Wan ajoute un nouveau chapitre à sa collection de films d’horreur et un deuxième à Insidious, sorti en 2011.

Alors que le réalisateur réussissait il y a à peine quelques semaines de cela à nous faire peur avec The Conjuring, force est de constater qu’il ne parvient pas à rééditer l’exploit avec ce nouveau film, beaucoup moins inspiré.

En faisant de ce scénario une suite directe au premier volet, Leigh Whannell, fidèle collaborateur de Wan, s’emmêle rapidement les pinceaux. Durant la première heure, Patrick Wilson voit sa famille se reconstituer autour de sa mère, sa femme (Rose Byrne), leurs deux garçons (dont l’un sauvé du royaume des ténèbres par son père dans le premier opus) et son bébé. Seulement voilà, il faudra attendre de longues minutes avant de voir le film s’emballer. Pour patienter, on devra se contenter de jump-scares relayés par des effets sonores tonitruants, de portes qui claquent, d’un piano qui joue tout seul, de jouets pour bébé rebelles. Bref, James Wan et Leigh Whannell nous servent un bon vieux film de couloirs pendant la première partie.

Et puis tout s’emballe, dans une confusion de plus en plus marquée. On se retrouve alors propulsés dans un univers dans lequel on peine à trouver ses repères. Du voyage hors du corps pour visiter le monde des morts (concept du premier Insidious), aux scènes du même film revisitées, en passant par des connexions temporelles déroutantes et des séances de spiritisme saugrenues, difficile d’adhérer à ce délire mystico-fantastique.

Insidious 2 trailer  (Screengrab)

James Wan avait déjà quelque peu raté le final du premier volet, en offrant un démon trop ostentatoire et une conclusion à la limite du grand-guigolesque.

Cette fois-ci, c’est la superposition des univers qui crée le déséquilibre et qui rend le film très inégal.

Pour autant, James Wan parvient à mettre en scène son film de façon élégante, grâce à un cadrage original, des points de vue opportuns et des décors bien pensés.

Dommage que la qualité visuelle eu film soit gâchée par une histoire trop alambiquée, d’abord ennuyeuse et lente pour devenir inutilement tortueuse.

On frissonnera bien à quelques reprises, mais aucune scène ne créera de sentiment d’effroi, comme c’était pourtant le cas avec The Conjuring.

Patrick Wilson fait ce qu’il faut, avec un personnage handicapé par une semi-possession maladroite, tandis que Rose Byrne, un peu fade, comme à son habitude, se contente du minimum syndical.

Insdious Chapitre 2 n’est pour autant pas un ratage total, mais un film décevant, plus que moyen au regard des capacités de son réalisateur.

Ce long-métrage ressemble davantage à une redite du premier volet, à laquelle s’ajoute un brassage des thèmes chers au tandem Whannell/Wan qu’à une véritable proposition de cinéma.

Après Saw, Dead Silence, Insidious, The Conjuring, Indidious Chapitre 2 était peut-être le film d’horreur de trop pour James Wan, qui change actuellement de genre en s’attelant à la réalisation de Fast and Furious 7.

Note du film: 4,5/10

 

 

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4 réflexions au sujet de « Critique: Insidious Chapitre 2 »

  1. bon moi je vais à l’encontre totale de ta chronique, vu que je préfère les délires Insidiousiesques que les exorcismes ultra déjà vus de The conjuring.
    Mais bon.
    Chacun éprouve la peur à sa façon 😉

    par contre, je pense que James Wan n’aurait pas du s’atteler aussi vite à cette séquelle. Il aurait du prendre son temps… En l’état, le résultat dépasse tout de même mes espérances car je craignais vraiment le pire.
    Et pis j’ai adoré les paradoxes temporels :p

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